Patricia de Gorostarzu
www.degorostarzu.com

Cette série de photos est ma madeleine de Proust. A travers elle s’est écrite une aventure profondément humaine au sein de lieux qui font écho en chacun de nous. L’empreinte du temps est pour moi d’une grande poésie.
Tout ici résonne : les papiers peints, les vieux fauteuils, les éviers... Tout est histoire au coeur des chais, boucherie, maisons de famille, vieil hôtel où presbytère. Dessinant image après image, avec une profonde tendresse, un parcours très made in France.
Ma première séance s’est passée à Brives la Gaillarde, à l’Hôtel Terminus.
Comme un détonateur irrésistible pour partir à la rencontre de racines, de symboles à apprivoiser, à ressentir.
Le travail à la chambre photographique 20X25 m’a permis de travailler en harmonie avec ces lieux paisibles remplis d’histoire. Le piqué et le moelleux du polaroïd fut pour moi le rendu idéal pour exprimer ce que je voyais, transmettre cette nostalgie qui me bouleverse.
Tous les lieux que j’ai photographiés sont éphémères. Tous sont voués à être détruits ou rénovés. Je suis si heureuse de leur avoir offert l’espace d’un instant, une éternité amplement méritée.
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"Route 66" |
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Patricia
de Gorostarzu nous entraîne à la recherche
de la “Route 66” d’aujourd’hui et
des ses “habitants”. Munie d’une chambre 20x25 et d’une développeuse
Polaroïd, la photographe prend
la route, de Chicago à Los Angeles.
« L’idée
de départ, largement influencée par
la lecture de Steinbeck, était de parcourir la légendaire Route
66 à la poursuite des fantômes de la grande dépression.
Cette route, parfois appelée Mother Road, est aujourd’hui tombée
dans l’oubli après avoir été l’une des artères
principales des États-Unis. À son heure de gloire, jalonnée
de diners, de clubs et de drive-in aujourd’hui à l’abandon,
elle a vu défiler les belles américaines pleines de miles partant
en vacances mais aussi les fermiers et ouvriers agricoles poussés par
la misère à tout laisser derrière eux pour partir vers
la Californie en quête de travail.
Tout
au long de cette route, nous avons cherché à rencontrer des
gens qui aient pu connaître de près ou de loin le Dust Bowl. Loin
des clichés en quadrichromie des paysages de l’Ouest, c’étaient
bien les visages et les émotions que je cherchais à capturer au
cours de ce voyage en forme de ballade folk-rock. Pour moi, l’âme
de la Route 66 ce ne sont pas les paysages, aussi splendides soient-ils, mais
les gens. Une Amérique à l’intérieur de l’Amérique,
celle des petites villes où l’on sait prendre le temps de vivre
(...) ».
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Luther Bradley, Saint-Louis, Missouri - 4 mai 2000 - 12H16
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Tucumcari, Nouveau Mexique - 15 mai - 10H10 |
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Williams, Arizona - 23 mai 2000 - 21H00 |
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Maxwell Street, Illinois - 2 mai 2000 - 10H48
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Chicago, Illinois - 1 mai 2000 - 18H28 |
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Pompiers - Santa Fe, Nouveau Mexique -
17 mai 2000 - 10H43 |
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